Situation de l’eau potable à Parakou: Le maire Toko et le député Gbadamassi s’invitent à la SONEB pour mieux comprendre.

La situation de l’eau potable dans la ville de Parakou préoccupent fortement les autorités politico-administratives de la Cité des Koburou. Les membres du Conseil communal de Parakou conduit par le maire Charles TOKO et accompagnés du député Rachidi Gbadamassi se sont ainsi invités à la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) pour avoir des éclaircissements sur le cas de l’alimentation en eau potable de cette ville du Septentrion et le point d’avancement du projet prévu pour la ville.

 

Le maire de la Commune de Parakou et le député Rachidi Gbadamassi ont effectué les mardi 21 et mercredi 22 février 2017, deux visites de travail mouvementées avec les autorités de la SONEB à la direction Générale de l’entreprise à Cotonou.  Ils étaient essentiellement porteurs de plusieurs doléances des populations de la ville de Parakou au sujet de la situation de l’eau potable dans la cité des Koburu. En effet, à Parakou, ville exclusivement alimentée en eau potable à partir de la retenue d’eau de l’Okpara, la fourniture des populations en eau potable connaît actuellement des moments difficiles, accentués par le déficit d’eau dû à la saison sèche qui s’est annoncée. La SONEB malgré ses efforts et au regard des installations vieillissantes dont elle dispose à Parakou, n’arrive plus à satisfaire que partiellement les besoins en eau d’une population de plus de 400mille personnes. C’est pour résorber cette situation qu’en juillet 2016, grâce au Gouvernement béninois, la SONEB avait signé un accord de prêt avec la BOAD (13,5 milliards) pour l’extension, la modernisation et  l’amélioration du système d’alimentation en eau de Parakou. «Depuis cette signature, où en sont les travaux du projet? Quel est le chronogramme de la SONEB et jusqu’à quand la fin du calvaire pour les populations de Parakou ?  Par ailleurs, en attendant la fin des travaux du projet moderne de Parakou, quelles sont les mesures d’urgence que prend la SONEB pour soulager les populations ?» Ce sont là, sans préambules, les interrogations des populations, portées à la connaissance du Directeur de la SONEB par le maire Toko.  Pour le maire Gbadamassi, la SONEB a pu régler la situation de l’eau potable à Djougou. «Pourquoi il n’en est pas encore le cas de Parakou ? ».

 

Explications apaisantes de la SONEB

La visite a donné lieu à deux jours de travaux entre les deux parties, au cours desquels, en toute transparence, le Directeur Général de la SONEB et le Cabinet chargé des études, IGIP Bénin, ont expliqué aux autorités politico-administratives de Parakou, l’avancement des travaux du projet de 13 milliards, ainsi que les dispositions présentement prises pour faire face à la situation de déficit d’eau à Parakou. Pour David Babalola, la situation de l’eau potable à Parakou est connue et tout se fait à la Soneb depuis plusieurs mois, avec les autorités du pays, pour la résorber. Il a démontré que le chronogramme des travaux est vraiment respecté, que les phases d’études détaillées sont terminées et que les travaux physiques sur le terrain pourront démarrer dès le dernier trimestre de 2017. En attendant, a dit le DG Babalola, la Soneb et le Génie militaire sont actuellement en train d’exécuter des travaux en mesure d’urgence pour satisfaire les populations. «Nous sommes rattrapés par une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. Le système de Parakou a connu des investissements de grande envergure depuis 1975 » dira le DG SONEB. Il a reconnu que les installations utilisées ne permettent simplement pas d’alimenter toute la population qui a connu une forte croissante démographique en quelques années. « Mais heureusement le projet actuel va réparer les insuffisances du passé et sécuriser le futur » a rassuré David Babalola qui a demandé humblement au maire et au député, d’être son porte-parole auprès des populations de Parakou, afin qu’elles donnent à la SONEB le temps matériel prévu par le calendrier des travaux pour qu’ensemble, la situation soit définitivement conjuguée au passé.